| Le chocolat |
La cacaoyer sauvage croît en Amérique du Sud et a été exploité depuis des siècles par les Indiens. Lorsque Christophe Colomb, en 1502, amena les premières fèves de cacao en Europe, personne ne savait quoi en faire.
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Vingt ans plus tard le dernier empereur aztèque Montezuma proposa au conquérant espagnol Hernan Cortés une boisson rafraîchissante, dont le nom "tchocolatl" est une combinaison des mots fruit et eau. Cette boisson froide était un mélange de fèves de cacao grillées puis broyées, avec de la poudre de Maïs, des épices, du miel et de la vanille ...et de l'eau. |
| Plantations |
L'espagnol Charles V. s'enthousiasma pour cette boisson, qui conquit ainsi la cour royale. A partir du XVIe siècle celle-ci fut également servie chaude. Les premières plantations de cacaoyers en résultèrent. AU XVIIe siècle les plus importants commerçants sont les Hollandais, ils permirent aux non nobles de consommer ce breuvage. Aujourd'hui encore ils dominent le marché du chocolat.
En 1711, avec le couronnement de Charles VI, le cacao fut exporté d'Espagne en Autriche, où il devint populaire: contrairement aux autres pays l'Autriche taxait peu le cacao. A partir de 1730 les Anglais ajoutèrent du lait dans leur chocolat chaud.
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Afin de rendre le cacao plus soluble, il était fouetté
pour devenir crémeux. L'Hollandais Conrad van Houten eut le premier
l'idée d'utiliser de la potasse dans ce but. En 1828 cette méthode
fut brevetée. Cela marqua aussi la distinction du beurre de cacao et de
la poudre de cacao, permettant ainsi de fabriquer des tablettes de
chocolat.
Le cacao provient des graines du fruit ( le cabosse, semblable à un melon) du cacaoyer. Ces graines, les fèves de cacao, sont séchées, broyées pour éliminer le beurre de cacao, puis moulinées. Le beurre de cacao sert à faire le chocolat. |
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Cabosse |
Fèves de cacao |
Aujourd'hui le vrai chocolat chaud est fait de cacao dissous dans de l'eau, mélangé avec du sucre; du lait est ajouté ensuite.
On donna à l'empereur une boisson de cacao dans de fines tasses en or, qu'il buvait avant d'aller voir ses femmes (Bernal Diaz, La conquête de la Nouvelle Espagne)
Une tasse de ce breuvage permet à un homme de marcher une journée sans autre nourriture (Hernan (Cortez dans son rapport au roi d'Espagne)